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Test de la Samsung Galaxy Watch

Un nouveau nom audacieux avec quelques nouvelles fonctionnalités

Mise à jour : La Samsung Galaxy Watch a détrôné l’Apple Watch 3 au titre de Meilleure smartwatch

La Galaxy Watch est la montre connectée la plus élaborée de Samsung, dotée d’un tracker d’activité très pratique et affichant une autonomie de quatre jours – à condition d’opter pour le modèle de 46mm, le plus grand, que nous avons apprécié et recommandons.

Tout ceci est réuni dans une smartwatch ronde noir et argent à l’allure sophistiquée, et qui possède une lunette rotative pour naviguer sans effort dans les menus. Sachez cependant qu’elle manque d’applications tierces et que, si vous utilisez un iPhone, sa prise en charge par iOS est limitée. Elle convient mieux aux fans de Samsung.

Les plus :
 Une autonomie impressionnante de quatre jours
 Excellent système d’exploitation
 La lunette rotative permet de parcourir l’interface
 Ressemble à une vraie montre

Les moins :
 Chargeur sans fil propriétaire
 Bixby s’avère une fois encore très mauvais
 Absence de Google Maps, WhatsApp et FB Messenger

La Samsung Galaxy Watch est une des montres connectées les plus sophistiquées que vous puissiez acheter actuellement, avec un design esthétique, une interface utilisateur cohérente et, point important, une autonomie de quatre jours.

Elle est tout ce que l’Apple Watch 3 n’est pas – pour le meilleur ou pour le pire. Commençons par le meilleur. La Galaxy Watch ressemble à une montre de poignet haut de gamme, avec une coque circulaire en acier inoxydable et une lunette décorative. Elle est à la fois stylée et fonctionnelle car, comme pour la précédente Gear S3, la lunette tourne pour faire défiler les différents menus affichés à l’écran.

C’est la manière la plus agréable de naviguer sur une smartwatch. Vos doigts ne risquent pas de couvrir le petit écran tactile difficile à cibler avec précision (un problème présent chez toutes les montres connectées) et il s’agit d’une idée exclusive aux nouvelles montres de Samsung.

Vous ne trouverez pas de prise en charge des lunettes rotatives par le Wear OS de Google, tandis que le Watch OS d’Apple utilise une couronne digitale rotative moins intuitive, placée sur le côté. C’est une des deux raisons pour lesquelles la Galaxy Watch utilise le système d’exploitation Tizen de Samsung plutôt que Wear OS.

L’autre raison d’utiliser Tizen comme système d’exploitation est l’autonomie. Nous avons constaté que la Galaxy Watch de 46mm, la plus large, possédait une autonomie de quatre jours à usage normal, pendant lesquels nous avons vérifié nos messages, constamment reçu des notifications, suivi nos entraînements, utilisé Spotify et parlé à Bixby, la très mauvaise IA de Samsung. Samsung affiche que la plus petite Galaxy Watch, de 42mm, tient trois jours.

La grosse différence entre la Galaxy Watch et la Gear S3, hormis un jour supplémentaire d’autonomie, est qu’elle est plus axée sur le sport, grâce à des capteurs additionnels et une version révisée de l’application Samsung Health. Elle détecte automatiquement six exercices sur un total (étendu) de 39 – et vous signale obligeamment quand vous ne bougez pas assez. Elle possède en outre un tracker de sommeil assez précis. Elle est désormais également imperméable jusqu’à 50 mètres de profondeur, possédant le même classement 5ATM que la Gear S3 Sport, mais avec un design plus adulte.

Cependant, il est vrai que la Galaxy Watch hérite des problèmes des montres Gear précédentes – et le pire est qu’il s’agit presque à chaque fois de problèmes logiciels. Les applications de base de Samsung sont bien finies, c’est vrai, mais il manque au Galaxy Apps Store des applications tierces essentielles, notamment Google Maps, Facebook Messenger et WhatsApp. L’assistant vocal Bixby est là, mais il ne nous comprend pas mieux que S Voice, et Samsung Play n’utilise pas la technologie Magnetic Secure Transmission (MST), malgré le fait que la Gear S3 en était capable.

La Samsung Galaxy Watch donne beaucoup l’impression d’être la Samsung Gear S4 qui n’est jamais sortie. C’est une mise à jour itérative qui ajoute un logiciel de fitness, de nouveaux capteurs et un degré supplémentaire d’imperméabilisation à tout ce que nous aimions dans la Gear Sport de l’année dernière et dans la Gear S3 qui l’a précédée.

De fait, avant sa sortie, on s’attendait à ce que la Galaxy Watch porte un nom tel que Samsung Gear Sport 2, voire même Gear S4.

C’est une smartwatch massive mais sophistiquée, disponible en deux formats, qui s’avère excellente à porter pour les notifications et l’entraînement – si vous n’êtes pas intéressé par la meilleure montre Garmin et son tracker d’activité hyper sérieux. Ce sont les raisons principales pour lesquelles beaucoup de gens avec qui nous échangeons portent une smartwatch : les notifications, le sport et quelques applications. Quiconque en attend plus de la Galaxy Watch est en réalité en train de comparer ce que Samsung offre de mieux à une smartwatch qui n’existera pas avant 2019 ou 2020.

Elle est en réalité moins chère que ne l’était la Gear S3 lors de sa sortie, si vous optez pour le plus petit format. Elle est disponible à partir de 288€ pour la version de 42mm et 305€ pour le modèle de 46mm, que nous recommandons. Quand elle est sortie pour la première fois, la Gear S3 coûtait 305€ et seule une taille était disponible.

La version LTE est vendue au prix de 331€ pour le modèle de 42mm et de 349€ pour la version de 46mm.

Dimensions et design

– Ressemble à une vraie montre de poignet, contrairement à l’Apple Watch
– Le format de 46mm rend très bien sur nos poignets de taille moyenne
– Stylée, fonctionnelle et durable grâce à son écran circulaire et sa lunette rotative
– À chaque sortie de veille, l’écran a besoin d’une demi-seconde pour rafraîchir l’heure et les données d’affichage

La Galaxy Watch est disponible en deux formats : le plus grand, de 46mm, doté d’un schéma de couleurs noir et argent et le plus petit, de 42mm, proposé soit en Noir de Minuit, soit en Or Rose. Nous avons essayé les deux tailles et recommandons la version de 46mm pour sa plus grande autonomie et son écran tactile plus large – elle n’a rien de choquant sur un poignet de taille moyenne, si porter une montre un peu imposante ne vous gêne pas.

Elle se démarque beaucoup plus que l’Apple Watch, beaucoup plus sobre. Massive et circulaire, elle est conçue pour ressembler à une montre de poignet. En la portant, nous avons reçu des compliments sur son design ; beaucoup furent surpris de constater qu’il s’agissait d’une smartwatch, au milieu d’une foule de gens portant l’Apple Watch. Elle ne passe pas inaperçue.

En ce qui concerne la couleur du boîtier et des bracelets inclus, le choix est plus restreint. La montre noir et argent de 46mm propose trois choix de bracelet de 22mm : Noir Onyx, Bleu Océan Profond et Gris Basalte. Celle de 42mm, noire ou or rose, offre plus de variété dans ses bracelets de 20mm : Noir Onyx, Gris Lunaire, Rouge Terre Cuite, Jaune Citron, Gris Lunaire, Rouge Terre Cuite, Violet Cosmo, Beige Rose, Gris Nuage et Brun Naturel. Samsung propose des bracelets supplémentaires et n’importe quel bracelet interchangeable de 20 ou 22mm fera l’affaire, si vous voulez changer le style de la montre d’un jour sur l’autre.

L’écran Super AMOLED de 1,3 pouces (1,2 pouces sur la montre de 42mm) est lumineux et riche en couleurs, comme on en attendait de l’exceptionnelle technologie de Samsung en matière d’écran. Tout est facile à voir, même au cours d’un jogging à l’extérieur, grâce à des paramètres de luminosité adaptatifs. Son utilisation intelligente du noir, en particulier pour l’arrière-plan, brûle moins de pixels sur la résolution de 320 x 320. Le seul inconvénient est que l’écran est lent à se rafraîchir en sortie de veille – l’heure et le podomètre affichent encore les anciennes données pendant une demi-seconde. C’est comme si vous réveilliez réellement la montre et qu’elle avait besoin d’un moment pour retrouver ses esprits.

La lunette rotative, soignée et fonctionnelle, possède une troisième caractéristique : elle rend la Galaxy Watch plus durable. Tenez-vous le pour dit – nous avons plus d’une fois cassé l’écran trop exposé de l’Apple Watch. Ici, l’écran est protégé, avec une durabilité de classe militaire et du verre Corning Gorilla Glass DX+ qui, d’après Samsung, prévient les rayures de l’écran.

Deux boutons physiques ornent la Galaxy Watch et, bien qu’ils soient situés du côté droit du boîtier, Samsung les a sagement décalés de l’habituel emplacement central, ce qui signifie qu’ils n’ont pas tendance à s’enfoncer accidentellement lors d’une flexion de poignet comme sur les autres montres connectées. C’est une montre bien conçue – du moins pendant la journée.

Vous voudrez probablement porter cette montre au lit pour ses capacités de suivi du sommeil mais, sachez-le : elle est massive et encombrante à garder au poignet pendant une nuit complète. La version de 46mm pèse 63g et peut donner l’impression d’avoir une pierre attachée au poignet. C’est l’unique situation dans laquelle vous seriez mieux loti avec la version de 42mm, qui pèse 49g.

Suivi des activités sportives – Tracker de fitness

– Six exercices suivis automatiquement et un total de 39 exercices
– Inclut des exercices plus rares pour l’entraînement en salle avec équipement et la musculation
– Excellent suivi du sommeil, des rappels de sédentarité et des challenges en 1 contre 1
– Mériterait un meilleur tracker de gestion du stress et des challenges de groupe

La Samsung Galaxy Watch met plus l’emphase sur le sport, avec de nouveaux entraînements suivis automatiquement. Vélo, elliptique et rameur rejoignent la marche, la course et l’entraînement dynamique, exercices bénéficiant d’un suivi automatique, pour un total de six exercices que vous n’avez pas à activer à l’avance.

Par exemple, chaque fois que nous avons marché pendant 10 minutes, la montre a déclenché sans faute – et de manière souvent inattendue – le suivi d’exercice que nous avions oublié d’activer en parcourant rapidement les rues animées de New York. Il était toujours agréable de recevoir cette notification et de savoir que la Galaxy Watch gardait le compte de nos pas, de la distance parcourue et des calories brûlées.

Cela ne veut pas dire que vous devriez compter sur la montre pour déclencher tous les exercices ou leurs variantes proches. Nous avons emporté la Galaxy Watch pour une descente en vélo de montagne et, à notre grand désarroi (sans que cela nous choque totalement), elle n’a pas suivi automatiquement l’exercice comme étant du cyclisme ou quoi que ce soit d’autre.

La montre de Samsung assure le suivi d’un total de 39 exercices, parmi lesquels 21 exercices en salle et de musculation qu’on trouve rarement sur les montres élégantes (la seule autre exception étant la LG Watch Sport).

  • – Course
  • – Marche
  • – Cyclisme
  • – Natation
  • – Autres entraînements
  • – Tapis roulant
  • – Vélo d’appartement
  • – Appareil de musculation
  • – Entraînement en circuit
  • – Flexions de bras
  • – Extensions de bras
  • – Extensions du dos
  • – Développé couché
  • – Burpees
  • – Abdominaux
  • – Soulevé de terre
  • – Elliptique
  • – Élévation avant
  • – Randonnée
  • – Tirage poitrine à la poulie haute
  • – Élévation latérale
  • – Flexion des jambes
  • – Extension des jambes
  • – Presse à cuisses
  • – Élévation des jambes
  • – Fentes
  • – Alpinisme
  • – Pilates
  • – Planche
  • – Tractions
  • – Pompes
  • – Rameur
  • – Développé épaules
  • – Redressement assis
  • – Flexion des cuisses
  • – Saut en étoile
  • – Machine de step
  • – Étirements
  • – Yoga

Les séances de course effectuées en mode automatique et manuel ont été plus précises avec la montre qu’avec un Fitbit Versa (qui avait tendance à un peu exagérer les distances et le nombre de pas) et avec une application de suivi générique sur smartphone (qui exagérait beaucoup les distances et le nombre de pas), les trois appareils essayant tous d’accomplir la même tâche. Cependant, la montre s’est avérée incapable de faire le suivi des redressements assis ; le fait, parfois, de devoir effectuer cinq redressements pour trois répétitions comptabilisées ne nous a pas inspiré confiance.

Au cours de la journée, la montre vibre si vous êtes trop sédentaire, comme si elle vous donnait un petit coup de pouce pour vous mettre en mouvement. Elle vous harcèlera pour que vous fassiez des rotations du buste (et vous donnera la possibilité de remplacer l’exercice par un autre), et les comptera comme si elle ne croyait pas que vous alliez les faire – elle ne se contente pas de vous demander de vous lever une minute toutes les heures, mais pousse la démarche jusque dans les détails.

Un autre motivateur est de défier des amis sous l’onglet « Together » de Samsung Health. Cela vous permet de vous mesurer à un ami pour voir qui peut dépenser le plus d’énergie tous les jours. La bonne nouvelle est que votre ami n’a pas besoin de posséder la dernière Galaxy Watch pour participer – avoir n’importe quelle montre Gear ou l’application fera l’affaire. La mauvaise nouvelle est qu’il ne s’agit que d’un défi en un contre un, vous ne pouvez donc pas organiser une compétition avec un groupe d’amis.

Nous avons trouvé que le nouveau tracker de gestion du stress était une bonne idée, bien que plutôt sans intérêt dans sa mise en pratique. Il est associé à des exercices de respiration que nous avons trouvé relaxants – 15 secondes pour inspirer… et 15 secondes pour expirer. Mais tout ceci aurait été mieux si la fonction de gestion du stress fonctionnait de manière automatique, comme elle est censée le faire. Au lieu de cela, il faut mesurer manuellement notre stress – bon ! – et elle semble tout ramener au rythme cardiaque. Au final, nous avons juste été stressés du fait que cette fonctionnalité ne fonctionnait pas comme annoncé. Allez comprendre.

Le suivi du sommeil fonctionne comme prévu – pour la plus grande part. Il détermine le pourcentage d’efficacité de votre sommeil en divisant votre temps passé au lit en trois niveaux de sommeil : immobile, léger et agité. Vous pouvez évaluer votre sommeil et suivre une chronologie de vos tendances de sommeil, bien qu’il vous faille ensuite tirer vos propres conclusions à partir de ces données – il n’y a pas d’indications sur comment obtenir une meilleure nuit de repos.

La Samsung Galaxy Watch suit le sommeil automatiquement et les mesures semblent correctes. Certaines nuits, nous avons été lassés de la porter – comme mentionné précédemment, la version de 46mm est particulièrement volumineuse – mais nous l’avons quand même gardée tous les soirs en allant au lit parce que nous voulions un suivi de nos roupillons. Nous avons d’ailleurs remarqué que la montre perdait très peu d’autonomie pendant la nuit.

Logiciels et applications

  • L’interface utilisateur est jusqu’ici celle que l’on préfère sur une smartwatch
  • Inclut 60 000 thèmes de montre et des playlists hors ligne sur Spotify
  • Vous n’y trouverez pas Google Maps, WhatsApp, Facebook Messenger ou Lyft, ni bien d’autres applications
  • Bixby est vraiment exécrable comparé à Google Assistant et à Siri
  • Il manque à Samsung Pay la nouvelle technologie MST pour les paiements sans contact sans lecteur NFC

La Samsung Galaxy Watch offre une suite logicielle bien étudiée. Le problème vient du fait qu’elle est trop pauvre et c’est notre principal grief concernant cette montre.

Soulevez la Galaxy Watch de son socle chargeur sans fil et elle vous saluera d’un « Hi » ou « Hello », ponctué par l’apparition d’un petit visage souriant sur l’écran rond. Elle est chaleureuse et accueillante et donne l’impression, par comparaison, que l’Apple Watch – conçue par la compagnie qui insistait pour faire « parler » le Macintosh lors de son entrée en scène en 1984 – est ordinaire et manque de créativité. Sous tous ces aspects, la montre de Samsung est plus animée.

Alors que nous naviguions dans les menus à l’aide de la lunette rotative, les widgets colorés au look créatif se sont démarqués par leur facilité de lecture tout en restant très informatifs. Un bon exemple de cela est le widget météo. Il affiche la température ainsi qu’une icône parfois ensoleillée dans la police la plus grande, avec en dessous le minimum et le maximum en plus petits caractères. Les chiffres du pourcentage de précipitation, en bleu, et ceux des niveaux d’UV, en rouge, longent le périmètre circulaire de l’écran. Appuyer sur ce menu révèle une prévision sur cinq jours tout aussi colorée.

Chaque matin, nous étions salués par le Daily Briefing, un aperçu de notre planning, de la météo et d’autres éléments importants. Et parfois notre agenda était incompatible avec les conditions météorologiques à venir, ce qui était bon à savoir avant de démarrer la journée.

Les widgets et les paramètres de la Galaxy Watch sont personnalisables, incluant jusqu’au menu rapide des options du haut de l’écran, dont vous pouvez modifier la rangée d’icônes selon vos préférences – quelque chose que nous attendions du WatchOS 5 et que nous n’avons toujours pas obtenu.

Lors de la sortie, Samsung a mis en avant deux atouts de son système d’exploitation qui se sont avérés être à la hauteur de nos attentes : Tizen permet plus de 60 000 thèmes de montre, vous donnant beaucoup de choix de style (et si vous n’aimez pas ce qui est proposé, vous pouvez développer le vôtre) et son partenariat avec Spotify permet la lecture de musique hors ligne, ce qui est super si vous cherchez à vous passer de votre smartphone mais ne voulez pas charger de la musique manuellement sur les 4Go de stockage interne de la montre.

S’il y a bien une chose que Samsung sait faire, c’est créer un système d’exploitation bien fait ; Par contre, s’il y a bien une chose que la compagnie ne sait pas faire, c’est attirer les développeurs d’applications sur sa plate-forme, ce à quoi Samsung échoue constamment. Télécharger les applications « Gear » (oui, elles sont toujours appelées ainsi dans l’application du téléphone et la boutique Galaxy Apps) est également une démarche supplémentaire à effectuer : les applications de votre téléphone n’apparaissent pas automatiquement sur votre montre.

Il n’y a pas Google Maps ou de logiciel de cartographie intégré pour votre poignet (l’application Here maps est une bonne alternative tierce), Lyft manque également à l’appel (même si Uber est présent) ; et on ne trouve ni Facebook Messenger, ni WhatsApp, bien qu’il y ait beaucoup d’alternatives moins peaufinées, si vous êtes prêt à risquer la confidentialité de vos messages.

Vous pouvez recevoir des notifications pour ces messages et même y répondre, mais pour démarrer une nouvelle conversation, il vous faudra prendre votre téléphone. Et bien que Samsung Play soit présent, la compagnie a fait l’impasse sur la technologie Magnetic Secure Transmission (MST) qui l’ont rendue spéciale en permettant de travailler avec des machines à carte de crédit sans NFC – et pourtant, les montres Gear S3 en étaient dotées.

Bixby, le détestable assistant vocal des téléphones Samsung (et, bientôt, de l’enceinte Samsung Galaxy Home), ne vaut pas mieux que S Voice sur le Gear S3, au point que Google Assistant et même la parfois très médiocre Siri nous ont manqué, parce qu’ils comprenaient nos instructions.

Tout le monde n’a pas besoin d’un assistant vocal sur sa montre, ni d’un vaste écosystème d’applications tierces – d’ailleurs, beaucoup de développeurs d’applications se retirent de la plate-forme watchOS d’Apple. Pour vous, un système d’exploitation bien fini pour profiter des contenus essentiels est peut-être plus important que la quantité.

Autonomie

  • La montre de 46mm possède une autonomie de quatre jours ; Lors d’un test, elle a même entamé un cinquième jour
  • La version de 42mm affiche une autonomie de trois jours avec une capacité bien inférieure
  • Le mode économie d’énergie nous a permis de tenir pendant des heures sur les derniers 2%
  • Le socle chargeur sans fil utilise un port micro USB et il est l’unique moyen de la charger – ne le perdez pas !

Nous avons pu tirer quatre jours d’utilisation de la batterie de la Samsung Galaxy Watch, en effectuant trois tests de 100% à 0% sur une période de 12 jours. L’appareil ne s’est éteint prématurément durant aucun des tests effectués dans des conditions normales, c’est-à-dire sans que l’option de maintient permanent de l’écran allumé ne soit activée (par défaut, elle ne l’est pas).

En fait, lors d’un des tests, la batterie de 472mAh (la capacité de la montre de 46mm) a montré qu’elle pouvait tenir une partie du cinquième jour avant de s’éteindre à notre poignet. Tout ceci en utilisant le moniteur de fréquence cardiaque, le tracker d’exercices, le suivi du sommeil et en effectuant un appel « téléphonique » depuis la montre.

Le mode économie d’énergie de Samsung est encore plus impressionnant. Un soir, nous avons allumé la montre avec seulement 2% d’autonomie restante et elle est restée allumée le reste de la nuit – et sous ce mode basique, il était toujours possible de recevoir des appels et des messages. Par comparaison, le mode économie d’énergie de l’Apple Watch 3 vous permet… de lire l’heure.

Nous avons constaté une diminution conséquente de l’autonomie en activant l’option pour que l’écran reste allumé. Le temps passé avec l’écran allumé est le plus gros consommateur de batterie, et ce bien que l’écran soit faiblement éclairé lorsqu’il est en veille.

L’autonomie de la plus petite montre de 42mm est évaluée à trois jours, ce qui était prévisible sachant qu’elle possède une batterie plus réduite de 270mAh. Nous ferons en sorte de la tester par la suite, lorsque nous aurons le modèle sous la main pour l’évaluer.

Ce que nous n’avions pas prévu, c’est que le socle chargeur sans fil inclus avec la montre est la seule manière de recharger cette smartwatch – pas même le support de chargement rapide sans fil de Samsung ne pouvait le faire. Oui, la montre de Samsung utilise un chargeur sans fil spécifique, et cela signifie que vous pouvez facilement vous retrouver avec une Galaxy Watch inerte et à devoir retourner au bureau chercher le petit socle qui, en passant, utilise un câble en micro USB et non pas en USB-C.

La solution de Samsung ? Acheter son nouveau Wireless Charger Duo, bien sûr, qui pourra charger en même temps votre smartwatch et votre téléphone. C’est également la réponse de Samsung face à l’AirPower d’Apple.

Compatibilité avec Android et iPhone

  • Meilleur avec un téléphone Samsung ou un autre téléphone Android
  • Fonctionne avec les iPhones, mais sans pouvoir recevoir ni les appels, ni les messages, ni les emails
  • On reçoit encore les notifications de messages depuis un appareil iOS

La Samsung Galaxy Watch fonctionne mieux avec les téléphones Samsung, qui incluent de base l’application Gear. Mais elle fonctionne également avec d’autres téléphones Android récents et anciens. Il faut seulement qu’ils puissent tourner sous Android 5.0 (ou une des versions suivantes), c’est-à-dire Android Lollipop, sorti en 2014. Lors de notre test d’association de la montre à un téléphone non Samsung, nous avons utilisé le Pixel 2.

Nous avons également testé notre Galaxy Watch avec un troisième appareil : un iPhone X. L’iPhone 5 et les modèles suivants sont compatibles avec la smartwatch (s’ils tournent sous iOS 9 ou une version plus récente), mais avec plus de possibilités de « lecture » que « d’écriture ». Vous pouvez lire les notifications d’iMessage, mais vous ne pouvez pas y répondre et vous ne pouvez démarrer aucune communication : il n’y a pas d’email, d’appels téléphoniques ou d’application de messagerie. Nous avons également dû ouvrir l’application Samsung Gear sur l’iPhone de temps en temps pour maintenir la connexion, faute de quoi la montre basculerait en mode Standalone.

Cette smartwatch s’avère être un meilleur compagnon pour les téléphones Android, en particulier les téléphones Samsung comme le Note 9.

Verdict

La Samsung Galaxy Watch offre le meilleur design et le système d’exploitation le plus stylé de toutes les montres connectées que nous ayons jamais testées. Elle ressemble à une vraie montre, possède un nombre conséquent d’entraînements automatiquement suivis et son logiciel de base fonctionne de manière intuitive via la lunette rotative. L’autonomie de quatre jours permet d’en faire plus tout en passant moins de temps à la charger.

C’est sûr, son design massif sera trop gros pour certains et la sélection d’applications est trop limitée pour à peu près tout le monde. De même, personne ne va utiliser l’assistant Bixby de Samsung sur cette montre, bien que nous ne soyons pas sûrs que cela fasse une grande différence : actuellement, encore peu de gens sont prêts à parler à une IA contrôlée par la voix via leur montre.

La Samsung Galaxy Watch semble être la smartwatch du moment plutôt que celle de demain. Sa suite logicielle est impressionnante et offre un très bon rendu sur son grand écran circulaire. Elle est extraordinaire pour jeter un œil à voss notifications et suivre vos objectifs d’entraînement, tout cela sur ce qui passe pour une montre de poignet conventionnelle.

À qui s’adresse-t-elle ?

Fixez la Galaxy Watch à votre poignet si vous cherchez une smartwatch au look élégant qui fonctionne avec votre téléphone Samsung. Elle fonctionne avec d’autres appareils Android et même l’iPhone, mais notre meilleure expérience avec cette montre a été en combinaison avec notre Note 9. Elle est super si vous êtes à la recherche de notifications sur votre poignet et d’un suivi complet de votre entraînement (bien qu’il ne soit pas aussi complet qu’avec la meilleure montre Garmin).

Devrais-je l’acheter ?

Oui, si vous possédez un téléphone Samsung et que vous êtes en quête de la meilleure smartwatch à lui associer. Les autres options incluent plusieurs montres tournant sous Wear OS, bien que la modernisation du système d’exploitation par Google n’en soit qu’à ses débuts, et l’Apple Watch, bien qu’elle ne fonctionne pas du tout avec les téléphones Android. Nous recommandons cependant quand même l’Apple Watch si vous êtes sur iPhone ; la Galaxy Watch fonctionnera avec iOS, mais principalement en mode « lecture seule ».

Concurrence

Apple Watch 3

Les montres connectées de Samsung et d’Apple sont les meilleures dans des domaines différents. Celle de Samsung fonctionne mieux avec les téléphones Android (et est techniquement compatible avec iOS), alors que l’Apple Watch 3 ne fonctionne qu’avec les iPhones, et s’avère un excellent compagnon d’iOS. La Galaxy Watch ressemble plus à une vraie montre, possède une autonomie quatre fois supérieure et peu suivre automatiquement certains exercices.

La « iWatch » est plus légère, plus petite et offre une grande variété de couleurs de boîtier et de finitions. Elle semble clairement minuscule face à la Galaxy Watch et, pour beaucoup de gens, elle conviendra parfaitement à leur mode de vie axé sur la mobilité. Siri est certainement plus intelligente et la sélection d’applications tierces d’Apple est meilleure, bien que l’interface de base ne soit pas aussi stylée que celle de Samsung.

LG Watch Sport

Il est facile d’oublier la LG Watch Sport parce que la marque LG n’est pas aussi notable que Samsung, mais il s’est avéré qu’il s’agissait d’une smartwatch sous Wear OS fiable, orientée fitness. Elle peut assurer le suivi d’une grande variété d’exercices en salle, notamment de musculation, ce qui est peu fréquent sur les montres connectées qui ressemblent à des montres normales. La Galaxy Watch possède un design plus élaboré et une plus longue autonomie, mais la LG Watch Sport représente une alternative valable.

  • Design
  • Suivi des activités
3.2

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